Archiv | Juli, 2013

Zerrbild Multis

2 Jul

Hans-Ulrich Bigler, Direktor Schweizerischer Gewerbeverband sgv

Vor einigen Tagen machte in der Wirtschaftspresse die Schlagzeile die Runde, wonach die Schweiz nicht als KMU-dominierte Wirtschaft bezeichnet werden könne, wie das gerne getan werde. Die Autoren und Absender – beide mit einem langjährigen Berufshintergrund im Umfeld von Grosskonzernen – veröffentlichten unter dem Titel «Multis: Zerrbild und Wirklichkeit» ein Diskussionspapier, das auf ein erhebliches Gewicht der Multis im volkswirtschaftlichen Gefüge der Schweiz hinweise.

Für den Schweizerischen Gewerbeverband sgv als grösster Dachverband der Schweizer Wirtschaft ist es eine Binsenwahrheit, dass die multinationalen Unternehmen in unserem Land und für unser Land wichtig sind. Warum diese Selbstverständlichkeit ausgerechnet zum heutigen Zeitpunkt diskutiert werden muss, ist deshalb nicht nachvollziehbar; die Autoren schweigen sich dazu aus. Als Interessensorganisation insbesondere der KMU-Wirtschaft sind wir es zudem gewohnt, in unsere Überlegungen ebenso die Ansprüche etwa der Grosskonzerne, der Exportbetriebe oder des Finanzplatzes mit einfliessen zu lassen und aus einer gesamtheitlichen Verantwortung heraus Politik zu machen. Diesen Anspruch lässt das Papier von Avenir Suisse leider vermissen, es fällt vielmehr auf durch unzulässige Schlussfolgerungen und ökonomische Fehlschlüsse.

Gravierender ist hingegen der Eindruck, wonach hier ein Keil zwischen die KMU-Wirtschaft und die Grossbetriebe geschlagen werden soll. Dies bewirkt einen äusserst schalen Nachgeschmack. Angesichts der Vernetzung unserer Wirtschaft und der gegenseitigen Abhängigkeiten von Gross und Klein wäre dies ein verheerendes Unterfangen. Insbesondere auch in einer kleinen Volkswirtschaft, die ihre Erfolge ihrer Offenheit gegenüber dem Ausland und den hohen Exportraten verdankt. Letzteres nicht zuletzt auch deshalb, weil wir über ein hervorragendes duales Bildungssystem verfügen. Ist es Zufall, dass auch diese bildungspolitische Errungenschaft von Avenir Suisse seit Jahren bestritten wird und deren Exponenten alles daranzusetzen scheinen, einen gefährlichen, KMU-schädigenden Systemumbau zu erzwingen?

Die Schweiz darf in aller Bescheidenheit als Erfolgsmodell bezeichnet werden. Vor dem Hintergrund der nach wie vor unbewältigten Finanz- und Schuldenkrise in Europa sind wir hervorragend positioniert. Gemäss dem IMD Lausanne steht unsere Wirtschaft international hinter den USA auf dem zweiten Rang in Bezug auf Wettbewerbsfähigkeit. Das Seco schätzt unser Wirtschaftswachstum für dieses Jahr auf 1,5 Prozent und prognostiziert für nächstes Jahr 2 Prozent. Zudem haben wir Vollbeschäftigung und keine Jugendarbeitslosigkeit – dies im Gegensatz zu europäischen Ländern, wo mehr als die Hälfte der Jugendlichen auf der Strasse steht und dieser unhaltbare Zustand sozialpolitischer Sprengstoff erster Güte ist.

Das Erfolgsmodell macht offenbar übermütig, führt zu sozialistischen Umverteilungsansprüchen der Linken und steht politisch insgesamt auf dem Prüfstand. Mit der bevorstehenden Abstimmung zur 1:12-Initiative, der Mindestlohn-Initiative, der Initiative für ein bedingungsloses Grundeinkommen, der Abschaffung der Pauschalbesteuerung oder auch der Erbschaftssteuer­-Initiative ist eine ganze Wagenladung an Projekten unterwegs, die unser Erfolgsmodell dramatisch gefährden und teilweise gar irreparabel beschädigen. So gesehen ist der Think Tank Avenir Suisse zum ernsthaften Nachdenken aufgerufen. Gefragt und erwartet sind fundierte Analysen, die nicht Vorurteile und die Hobbys einzelner Autoren bewirtschaften, sondern einen echten Beitrag zur gemeinsamen Weiterentwicklung unseres Erfolgsmodells Schweiz zu leisten vermögen. Die Reihen sind zu schliessen: Seiner jahrzehntelangen Tradition folgend bietet der Schweizerische Gewerbeverband sgv dazu jederzeit Hand.

Une caricature des multinationales

2 Jul

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’Union suisse des arts et métiers usam

L’assertion selon laquelle la Suisse ne saurait être décrite comme une économie, où les PME sont prédominantes, faisait, il y a quelques jours, les grands titres de la presse économique. Les auteurs et expéditeurs de ce message – tous deux ayant à leur actif de nombreuses années passées au service de grands groupes d’entreprises – publiaient un document de travail intitulé « Multinationales : de la caricature à la réalité » qui attirait l’attention sur le poids considérable des multinationales dans le tissu économique suisse.

Du point de vue de l’usam, dire que les entreprises multinationales sont importantes dans notre pays et pour notre pays est une vérité de La Palice. Il est impossible de comprendre pour quelle raison il faut, justement en ce moment, débattre d’une chose aussi évidente, et les auteurs ne donnent aucune explication à ce sujet. En tant qu’organisation vouée à défendre les intérêts de notre économie, et notamment des PME, l’usam a l’habitude de prendre également en considération, dans ses réflexions, les intérêts des grands groupes, des entreprises exportatrices ou de la place financière par exemple, et de procéder, dans son action politique, en fonction d’une responsabilité globale. Le document de travail d’Avenir Suisse, malheureusement étranger à une telle largeur de vues, ne se distingue que par ses conclusions irrecevables et économiquement erronées (lire en page 12).

Plus grave encore : il donne l’impression que l’on cherche à monter les PME et les grandes entreprises les unes contres les autres. Compte tenu des interconnexions de notre économie et des liens d’interdépendance entre grandes et petites entreprises, ce serait un projet dévastateur, surtout dans une petite économie nationale qui doit ses succès à son ouverture vers l’étranger et à des taux d’exportation élevés. Mais ces succès sont dus également à l’excellent système dual de formation dont nous disposons. Est-ce un hasard si cet acquis de notre politique de la formation est lui aussi contesté depuis des années par Avenir Suisse et si ses porte-paroles semblent tout faire pour imposer un changement de régime qui serait dangereux et dommageable aux PME ?

La Suisse peut, en toute modestie, être désignée comme un exemple de prospérité. Dans un contexte européen délicat, où la crise financière et l’endettement ne sont toujours pas surmontés, notre situation est enviable. Selon l’IMD de Lausanne, l’économie suisse se place au deuxième rang international de la compétitivité, derrière les Etats-Unis. Evaluant notre croissance économique à 1,5% pour cette année, le SECO prévoit un taux de 2% pour l’an prochain. De plus, à la différence de certains pays européens, où plus de la moitié des jeunes sont sans emploi et où cette situation intenable devient un explosif social et politique de premier ordre, nous connaissons le plein emploi et l’absence de chômage des jeunes.

Ce modèle de prospérité, qui incite manifestement à l’exubérance, suscite à gauche des revendications allant dans le sens d’une redistribution d’inspiration socialiste et se trouve, d’une manière générale, mis sur la sellette au niveau politique. Avec la prochaine votation sur plusieurs initiatives – initiative 1:12, initiatives sur les salaires minimums, pour un revenu de base inconditionnel ou encore pour la réforme de la fiscalité successorale – sont lancés toute une série de projets qui menacent notre prospérité et causent parfois des dommages irréparables. Le « think tank » d’Avenir Suisse est invité à une sérieuse réflexion. On attend de sa part des analyses fondées, faisant autre chose que véhiculer les préjugés de quelques auteurs et à même de contribuer véritablement à la poursuite du développement du modèle suisse, qui requiert des actions conjointes. Il s’agit de serrer les rangs, et l’usam, fidèle à sa tradition de plusieurs décennies, est toujours prête à coopérer.

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