Hauts cris et grincements de dents

4 Okt

Hans-Ulrich ­Bigler, directeur de l’Union suisse des arts et métiers usam

Face à la rhétorique de combat de la gauche, impossible de s’empêcher de secouer sans cesse la tête. Ainsi, la semaine dernière, le PS a prétendu sans rougir que le conseiller fédéral Schneider-Ammann aurait fait cavalier seul et se serait mis hors-jeu. Mais qu’est-il donc arrivé de si terrible ?

Les faits d’abord. Le conseiller fédéral Schneider-Ammann a précisé lors de sa conférence de presse du 27 septembre dernier, que l’initiative populaire « 1:12 pour des salaires équitables » ne tenait pas ses promesses. Sans équivoque, il a indiqué : « L’initiative 1:12 est un auto-goal. » Mieux encore, il a osé chiffrer et à plusieurs reprises à près de 600 millions de francs les pertes pour l’AVS, et aborder de surcroît les pertes importantes de recettes fiscales.

Que cela n’ait pas du tout fait l’affaire des camarades ne devrait guère étonner. Ce qui surprend en revanche, c’est le commentaire du PS dans son communiqué de presse : « Les conséquences réelles d’une acceptation de l’initiative 1:12 sont très complexes à estimer, tant les différents modèles économiques choisis pour effectuer les simulations peuvent varier. »

En effet, il est clairement établi que l’initiative des blancs-becs socialistes aurait pour conséquences des pertes de recettes énormes pour l’AVS et le fisc. Contrairement à la direction du parti, les représentants socialistes, responsables dans les cantons et communes, l’ont remarqué depuis longtemps. Il n’est dès lors pas étonnant qu’ils mettent en garde et refusent catégoriquement l’initiative 1:12. Nous pensons par exemple à Corine Mauch, présidente PS de la ville de Zurich, ou à Andreas Rickenbacher, directeur de l’Economie publique du canton de Berne. Et nous pourrions citer les noms d’autres encore, qui se distancient nettement de l’initiative.

Les représentants de la Jeunesse socialiste montrent également à quel point la gauche est à court d’arguments. A chaque argumentation solide contre leur initiative pernicieuse, ils poussent des hauts cris, sont vexés et menacent de porter plainte pénale en jouant théâtralement les moralisateurs. A l’inverse, cela ne les dérange pas d’utiliser illégalement les logos de grandes sociétés sur leurs tracts, de faire fi des emplois indigènes, de faire fabriquer leurs drapeaux en Chine et de dénigrer leurs adversaires politiques de toutes les façons possibles et imaginables.

Dans ce contexte, il faut féliciter le conseiller fédéral Schneider-Ammann pour son courage et sa droiture. Sans aucune ambiguïté, il résume les conséquences négatives : « Accepter l’initiative affaiblirait le marché du travail et la place économique suisse. L’initiative représente une entorse aux principes de la politique de marché du travail suisse, qui repose en premier lieu sur des négociations et des décisions décentralisées et non sur des dispositions légales rigides. Cette politique a permis à l’économie suisse de créer et de conserver de nombreux emplois de qualité en ayant un taux de chômage très faible. De ce point de vue, la Suisse est très bien placée au niveau européen. »

Tout est dit. Reste à déposer un clair « NON à l’initiative 1:12 » dans l’urne, le 24 novembre prochain.

En savoir plus: www.non-1a12.ch

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s

%d Bloggern gefällt das: